A l’ouverture du Hub du Mali en avril 2015, Akvo a jugé nécessaire d’avoir l’appui d’une personne chevronnée qui connaît bien le pays ainsi que les organisations afin d’aider la nouvelle équipe à se frayer un chemin. C’est dans cette perspective que Akvo a commencé une collaboration avec Mme Nana Dante Thiero. Nous l’appelons chaleureusement « notre ambassadrice » et nous sommes heureux de vous présenter celle qui aide à ouvrir les portes pour Akvo au Mali.

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Ci-dessus: Intervieweur et interviewée. Mme Nana Dante et moi lors de l’interview au bureau Akvo de Bamako. Photo prise par Lars Heemskerk

Veuillez vous présenter SVP.
Mon nom c’est Nana Dante Thiero, je suis malienne, je suis experte en hydroécologie. J’ai travaillé trente cinq ans déjà dont dix ans avec le gouvernement du Mali au Ministère de l’Eau, d’abord au barrage de Sélingué, ensuite à la Direction Nationale de l’Hydrologie (DNH) et j’ai fait vingt ans à l’ambassade des Pays-Bas comme conseillère d’aide au développement.

Depuis quand connaissez-vous Akvo ?
J’ai connu Akvo en 2013 lors d’une visite d’une délégation du Mali au Pays-Bas organisée par l’ambassade et le Partenariat Néerlandais de l’Eau (NWP). Au cours de cette visite, il était prévu de visiter Akvo qui a présenté son travail.

Pourquoi avez-vous accepté d’être une ambassadrice de Akvo ?
D’abord, c’est un titre prestigieux et un honneur donc je ne pouvais pas refuser. Deuxièmement, Akvo a des valeurs que je partage puis que après vingt ans dans la coopération au développement, je suis d’accord avec l’idée de rendre à travers des outils cette aide au développement plus transparente et plus efficace. Enfin, je pense que j’ai des compétences qui peuvent aider Akvo.

Quelles sont vos principales missions en tant qu’ambassadrice de Akvo ?
J’ai un contrat de mission avec Akvo qui dit que je représente Akvo. Ça veut dire comme tous les ambassadeurs autant auprès des acteurs gouvernements que non-gouvernementaux, auprès du secteur privé etc. , Ensuite, je dois appuyer Akvo pour faire la promotion de ses outils, identifier de nouvelles opportunités. Je peux résumer que c’est une fonction de représentation, une fonction d’appui conseil.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’exécution de vos missions ?
Peut être ce sont des points à améliorer dans la collaboration. Puisque je ne suis pas au bureau ici, je n’ai pas toujours l’opportunité d’être informée en temps réel des activités, ça veut dire que pour moi, j’ai du mal à mesurer la charge de travail de l’équipe.


Votre rôle d’ambassadrice est-il déterminé dans le temps ou pas ?
Oui et non. Oui parce que, comme je vous ai dit, je fonctionne maintenant avec un contrat de mission, donc j’ai un premier contrat avec une durée comme tous les contrats ; non parce que tant que je peux avoir une valeur ajoutée, je pense que la collaboration peut se poursuivre.

Quel évènement / quelle situation vous a plus marquée depuis que vous êtes ambassadrice de Akvo ?
Ce n’est pas un élément ou une situation mais je pense que c’est une appréciation globale. J’ai été impressionnée par l’engagement de cette équipe qui a commencé à 2 personnes dans une situation au Mali qui n’était pas du tout facile, et les résultats auxquels elles sont parvenues en si peu de temps, des résultats concrets.

Quels conseils aimeriez-vous donner aux membres de l’équipe de Akvo ?
Les conseils, c’est d’éviter de tomber dans la routine. Je pense qu’il faut se mettre dans le cadre du pays, l’eau, c’est une ressource importante au Mali mais le développement du Mali est basé surtout sur l’agriculture. C’est pour cela que je n’ai pas arrêté de dire qu’il faut essayer de percer dans ce secteur. Ce qui manque un peu, c’est d’aller sur le terrain au Mali.

Quels sont vos souhaits pour l’année à venir ?
Mon premier souhait est que cette coopération puisse continuer au delà des difficultés ou des succès. Je pense qu’il y a encore beaucoup de défis pour Akvo au Mali. C’est de se faire mieux connaître, parce que j’ai l’impression qu’à part les partenaires qui ont les projets concrets. On est une assistance technique qui a vraiment une valeur ajoutée pour améliorer le travail dans le développement.

Votre dernier mot ?
Merci à Akvo et Bravo.

Voir l’interview vidéo ci-dessous:

Wendemi Ilboudo est chargée de communication Akvo Afrique de l’Ouest à Ouagadougou. Vous pouvez la suivre sur Twitter @IWendemi.