Ci-dessus: une vue d’ensemble des participants qui étaient présents à cette journée. Photo prise par Wendemi Ilboudo.
Chez Akvo, un partenaire de mise en oeuvre de programme est un trésor que nous entretenons et gardons jalousement. Nos partenaires sont au coeur de toutes nos actions et pour le leur prouver, nous leur consacrons une journée afin de leur permettre d’exprimer leurs pensées ainsi que leurs attentes. Pour l’occasion, nous associons également des potentiels partenaires qui apprennent des expériences de nos collaborateurs.

C’est dans ce sens que nous avons fusionné nos énergies pour l’organisation de cette journée dédiée à ceux pour qui nous existons. Le jour J arriva, le 31 mars 2017, nous nous retrouvâmes dans la salle de conférence de l’agence nationale de la météorologie de Ouagadougou pour participer à « La Journée des Partenaires ».

Cette activité organisée par Akvo Afrique de l’Ouest avait pour objectif de faire connaître les outils et les activités de Akvo. Par conséquent, l’atteinte cet objectif nécessitait le rassemblement des utilisateurs ainsi que de potentiels utilisateurs de nos outils. Ainsi, une trentaine de personnes venues de 18 organisations avait répondu présente à nos invitations. 

Le mot de bienvenu d’Emeline Béréziat (représentante du hub Akvo en Afrique de l’ouest) et le discours de Frédéric Dabiré (représentant de la Direction Générale des Aménagements Hydrauliques et du développement de l’Irrigation (DGAHDI)) ont marqué l’ouverture de cet atelier d’information et de partage.  J’étais curieuse de savoir comment nos potentiels partenaires qui travaillent déjà dans le domaine de la collecte des données s’y prennent sur le terrain. Je l’ai découvert à travers quatre présentations.

Ci-dessus: une photo du présidium composé de (gauche à droite) Émeline Béréziat (représentante de Akvo en Afrique de l’Ouest), Dabiré Frédéric (représentant de la DGAHDI), et Christophe Hien (modérateur de la journée). Photo prise par Wendemi Ilboudo.
Nous avons assisté à quatre pitches de 10 minutes chacun et tous étaient relatifs à la place de la collecte des données et les difficultés rencontrées par les divers acteurs y intervenant. La première communication nous a été présentée par la DGAHDI, la deuxième par l’Institut de l’Environnement et de la Recherche Agricole (INERA), la troisième par le projet Nertamba financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), et, la quatrième nous a été présentée par le bureau Ouest Africain de l’ONG VECO. Suite à ces communications, une première session de discussions nous a permis de déceler les problèmes récurrents qui interviennent lors de la collecte des données; et de ces notes, nous avons recueilli les attentes des potentiels partenaires présents à cette cérémonie.

Les difficultés recensées étaient principalement la présence de doublons, la collecte des mêmes données par de différentes institutions, la longue durée de la saisie des données, la perte de certaines fiches d’enquête et des erreurs de frappe pendant la saisie des données. Il y avait également d’autres aspects très importants qui empêchent de tirer un meilleur profit des données collectées. Ces contraintes étaient la non transmission des données ainsi que le manque d’analyse des données par les différents niveaux de gouvernance.

Des solutions durables doivent être trouvées pour remédier à toutes ces difficultés, surtout les deux dernières contraintes car je demande vraiment à quoi cela servirait de collecter des données si l’on ne peut pas les utiliser au mieux pour faire l’état des lieux, déceler les problèmes s’il y en a et se servir des résultats comme guide pour impacter positivement dans la société ?

Au vu des difficultés rencontrées avec l’utilisation des anciennes méthodes de collecte des données, l’innovation apportée par Akvo Flow trouvait sa raison d’être présenté à l’audience. C’est ainsi que l’ONG Tiipaalga a bien voulu partager son expérience de l’utilisation de l’outil. Daouda Traoré (chargé de suivi & evaluation chez Tiipaalga) a démontré la traçabilité avec laquelle ils arrivent à faire le suivi du nombre et de l’état d’entretien des foyers améliorés grâce à Akvo Flow. Pour lui, Akvo Flow a été la solution adoptée à temps pour leur permettre de travailler aisément et de faire des économies de temps, d’argent et d’énergie physique.

Suite à sa communication, les intérêts des participants se faisaient sentir et ils n’ont pas hésité à partager leurs attentes avec l’équipe de Akvo sur place. Parmi tant d’autres, les besoins les plus récurrents étaient :
  • Partage effectif des informations internes
  • Création d’une base commune de partage de l’information
  • Promotion de l’interdisciplinarité dans nos institutions
  • Suivi des actions et tracking des superficies
  • Collecte et partage des données de petits producteurs via la plateforme
Après le recensement des besoins des organisations, les discussions devenaient plus animées. Une série d’échange avec les autres utilisateurs de l’outil, invités à la cérémonie s’installa. Chacun pouvait donner des conseils et expliquer comment chaque challenge avait été relevé par sa structure grâce à un outil de Akvo.

Pour finir, une présentation des outils de Akvo assurée par Rabdo (chargé de programme) fut enthousiaste pour notre audience.  Alors, la troisième session de discussion devint très interactive et elle a été focalisée sur les possibilités des outils de Akvo. Les outils étaient maintenant mieux défendus par les utilisateurs présents dans la salle.  Pour certains, il faudrait harmoniser les trois outils (Akvo Flow, Akvo Lumen et Akvo RSR), pour d’autres, l’ambition serait de pouvoir faire des collectes des données à l’échelle sous régionale (Bénin, Côte d’ivoire, Mali, Togo etc.)

Ci-dessus: la photo de famille des participants présents à la cérémonie. Photo prise par Oumar Sombié
Au terme de la journée, chaque participant pouvait partager son opinion et ses impressions. Ainsi, nous avions eu des retours positifs du genre « Votre produit nous intéresse » de la part de Ouédraogo Moussa de Neer-tamba/FIDA ou « combien faut-il payer pour bénéficier de votre logiciel ? » des représentants de la DGAHDI ou encore « J’étais venu pour une heure mais tellement c’était intéressant, je suis resté toute la journée ». de la part de Bruno Oheix du Programme d’Investissement Forestier (PIF).

Nous aussi, étions heureux d’avoir pu captiver, séduire et convaincre notre public. Les appréciations nous réconfortaient, nos efforts ont été récompensés par votre participation qui a contribué à la réussite de cette activité.

Un album photo est disponible sur flickr et je vous invite à le visionner.

Wendemi Ilboudo est chargée de communication pour Akvo en Afrique de l’Ouest. Elle est basée à Ouagadougou (Burkina Faso). Vous pouvez la suivre sur twitter @IWendemi.