Le mois de mai a été marqué par l’arrivée de trois (03) nouveaux membres dans l’équipe de Akvo Afrique de l’Ouest. Ce sont trois nouvelles expertises qui viennent renforcer l’équipe. Ce mois de mai a aussi été l’occasion de tenir la première semaine de la rencontre régionale du pole depuis sa creation en 2013. Nous avons eu le temps de mieux nous connaître, de découvrir et dessiner notre rêve, mais surtout de tisser des liens solides et conviviales entre nous. L’image que j’avais de l’équipe a été confirmée. Nous avons une grande équipe complémentaire composée de personnes expérimentées, motivées avec un brassage culturel remarquable. Cependant, une autre chose que j’ai découvert au cours de cette semaine est que, Akvo Afrique de l’Ouest à une manière de fonctionner différente des autres hubs dans le monde. Dans ce blog, je voudrais mettre en évidence cinq (05) éléments qui rendent notre environnement de travail unique en son genre.

Horizon of Bamako
Ci-dessus: En regardant l’horizon après une randonnée matinale pendant la semaine de rencontre à Bamako. Photo par Wendemi Pascaline Ilboudo.

1. Francophone dans un environnement anglophone
Akvo est une organisation anglophone. L’anglais est une des langues la pluss parlée parlée dans le monde. La langue anglaise est également parlée dans les pays où travaille Akvo, c’est la raison pour laquelle les communications internes et externes de Akvo sont en Anglais. Notre hub travaille principalement avec la langue française puisque 60% des pays d’Afrique de l’Ouest sont francophones et la plupart de nos partenaires parlent le français. Cette différence de langue crée un défi supplémentaire dans la communication avec nos partenaires ouest-africains. Nous devons reproduire de nombreux matériels de communication tels les outils d’assistance, des brochures et bientôt une page web. Pour réduire la fracture linguistique existante, ce blog est disponible en deux langues (Français & Anglais), ce qui le rend special, car c’est le premier du genre.

2. Une totale couverture de la région
Les outils de Akvo sont utilisés dans tous les 15 pays continentaux de l’Afrique de l’Ouest. Composé d’une équipe de dix (10) personnes, nous soutenons des centaines d’organisations partenaires qui sont des ONG, des gouvernements, des organismes des Nations Unies et des entreprises privées. Nous travaillons au Bénin, au Burkina Faso, en Gambie, au Ghana, en Guinée-Bissau, en Guinée Conakry, en Côte-d’Ivoire, au Liberia, au Mali, en Mauritanie, au Nigeria, au Niger, au Sénégal, en Sierra Leone et au Togo.
West African countries and names v2
Ci-dessus: les couleurs vertes dominent les drapeaux des pays ouest-africains * = les pays francophones.
3. Des pays classés au bas de la liste
Les pays mentionnés ci-dessus sont parmi les plus pauvres du monde. A l’exception du Ghana, ces pays se trouvent tous parmi les 30 premiers de l’indice global de pauvreté multidimensionnelle. Il y a beaucoup de difficultés en Afrique de l’Ouest, en plus du manque de richesse, en référence aux données de l’indice de développement des TIC, la plupart des pays ouest-africains sont placés parmi les derniers de la liste. Au vu des statistiques éducatifs et de l’éssor de l’internet, il y a beaucoup de défis pour le continent. Bien sûr, cela est une grande opportunité pour Akvo qui indique qu’il y a beaucoup d’améliorations à faire dans le domaine des TIC. Cependant, nous avons également des défis à relever quant à l’utilisation optimale de nos outils dans un environnement «d’analphabètes des TIC» et un débit de l’internet très faible.

Gapminder data internet penetration vs education

Ci-dessus, les données Gapminder.org montrant les différents défis des pays Ouest-africains concernant l’éducation et l’accès à internet.

4. Inventaire national des points d’eau
Au moment de l’écriture de ces lignes, environ 800.000 fiches de données ont été recueillies depuis 2010 en Afrique l’ouest avec Akvoflow. Toutes ces données peuvent contribuer à une meilleure connaissance des réalités du terrains et guider à de meilleures prises de décisions. Ce nombre élevé de points recensés s’explique par le travail efficient que nous effectuons avec les gouvernements nationaux dans six (06) pays de la sous région. Sur un total de les 800.000 points de données recueillies, plus de 200.000 sont des données de points d’eau recueillies par les gouvernements nationaux: le Bénin (mis à l’échelle 40,000 points d’eau), le Ghana (mis à l’échelle projet 30.000 points d’eau) Mali (45.000 points d’eau), le Libéria (60.000 points d’eau), le Nigeria (35.000 points d’eau), et la Sierra Leone (débutant). La cartographie des points d’eau conçue avec la collaboration des gouvernements nationaux est particulier au Hub de l’Afrique de l’Ouest. D’autres pays ont exprimé leur intérêt et nous espérons un accroissement rapide du nombre des utilisateurs de Akvoflow dans la région ouest africaine. Un des éléments importants qui est ressorti de notre rêve pendant les discussions de cette semaine était: Élargir notre zone de travail dans la région. Notre ambition est d’enregistrer tous les points d’eau en Afrique de l’Ouest avec Akvo Flow et, si possible que la fonctionnalité des points d’eau soit suivie. Cela fournirait les informations dont les gouvernements nationaux et locaux ont besoin pour améliorer les infrastructures de l’eau dans leurs pays.

Water point data West Africa
Ci-dessus: Les données nationales des points d’eau de 6 pays ouest africains. Viz. par: Josje Spierings
5. Les femmes à la tête de l’équipe
Le dernier centenaire a enregistré plusieurs luttes en faveur de l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, cependant, il reste encore un domaine dans lequel l’égalité n’est pas évidente: c’est l’attribution des postes de responsabilités aux femmes. Du jamais vu dans les autres Hub Akvo, le Hub Afrique de l’Ouest a deux (02) managers féminins à sa tête. Le plus remarquable, est que la gestion du hub est á 100% confiée aux femmes. Dagmar (Regional manager) gère le bureau de Bamako et Emeline (Hub manager) supervise les operations pour l’Afrique de l’Ouest depuis Ouagadougou. Nous espérons que ces deux femmes inspireront d’autres à devenir une des gestionnaires d’un autre Hub Akvo.
En écrivant ce blog, je me rends compte que notre Hub est unique au monde, et que tous les Hubs Akvo ont chacun leurs points forts. Mais pendant notre semaine d’échange, j’ai remarqué que nous nous vantons très peu de nos qualités. Alors, j’espère que ce blog permettra à nos (potentiels) partenaires, collègues et bailleurs de fonds de mieux comprendre nos forces, nos défis et les raisons du travail de Akvo en Afrique de l’Ouest.

Pour en savoir plus sur notre semaine de rencontre régionale, vous pouvez voir mon compte Flickr, ou consultez #WATW16 sur Twitter.

Lars Heemskerk est responsable de la communication et chargée de projet à Akvo Afrique de l’Ouest. Vous pouvez le suivre sur Twitter @larsheemskerk.  Texte révisé par Wendemi Ilboudo, responsable de la communication Akvo Afrique de l’Ouest (@IWendemi )